Leasing ou achat de véhicule d’entreprise : comment choisir ?


À retenir

  • L’achat implique le paiement d’une somme élevée, qui peut être couverte par un emprunt.
  • Le leasing (ou LOA) débute par une période de location, au terme de laquelle vous pouvez acquérir la propriété du bien en levant une option d’achat.
  • L’impact sur votre trésorerie est moins important dans le cadre d’un leasing, au départ. Néanmoins, cette solution est souvent plus coûteuse à long terme.
  • Une immobilisation n’est inscrite au bilan que si l’entreprise est propriétaire du bien, ce qui exclut les véhicules en LOA.
  • La TVA n’est pas toujours récupérable sur les véhicules de tourisme, sur le prix d’achat comme sur les loyers.
  • La déductibilité fiscale des amortissements et des loyers est plafonnée.

Achat d’un véhicule de société

Dans ce cas de figure, vous acquérez la propriété du véhicule en contrepartie du prix fixé par le vendeur, que vous réglez en une seule fois. Pour choisir entre véhicule thermique et électrique, consultez notre match fiscal.

À noter : La mise à disposition d’un véhicule au dirigeant ainsi qu’aux salariés constitue un avantage en nature.

Achat avec ou sans emprunt

La première conséquence de l’achat d’un véhicule de tourisme porte sur la trésorerie de l’entreprise. Cette opération implique une sortie d’argent immédiate, qui peut affecter lourdement les réserves financières d’une TPE. En pratique, deux options s’offrent à vous.

  • L’achat « comptant » : vous ne faites appel à aucune solution de financement.
  • L’achat à crédit, dans le cadre duquel vous demandez un prêt professionnel, qui couvre une partie ou la totalité de votre investissement.

La deuxième solution permet de sauvegarder le niveau de votre trésorerie, moyennant le paiement d’intérêts. En revanche, l’emprunt souscrit augmente votre taux d’endettement et réduit votre capacité de financement pour de prochains investissements.

D’autre part, la banque peut vous demander une caution personnelle pour garantir l’emprunt.

Conséquences patrimoniales et comptables

En achetant un véhicule de société, vous en devenez propriétaire immédiatement, que vous ayez recours à l’emprunt ou non. Votre investissement augmente votre patrimoine professionnel, à l’actif de votre bilan. Votre véhicule est considéré comme une immobilisation, que vous devez amortir sur sa durée d’utilisation (généralement 5 ans pour un véhicule neuf). Consultez ici les règles fiscales pour l’amortissement des véhicules de tourisme de société.

En contrepartie de l’augmentation de votre actif immobilisé :

  • le niveau de votre trésorerie est abaissé, si vous financez vous-même votre achat ;
  • vous constatez une dette financière au passif, en cas de recours à l’emprunt.

Bon à savoir : Si vous n’achetez pas de véhicule de société, l’utilisation d’un véhicule personnel donne lieu à l’établissement d’indemnités kilométriques selon un barème spécifique.

Leasing pour un véhicule de société

La deuxième option dont vous disposez pour financer un véhicule professionnel est de le louer en recourant au leasing automobile.

Fonctionnement du leasing pour un véhicule de tourisme

Vous pouvez utiliser plusieurs termes pour désigner cette solution de financement : leasing, crédit-bail ou location avec option d’achat (LOA).

C’est un système tripartite, par lequel un établissement de crédit acquiert votre véhicule auprès de son vendeur. Il vous le propose ensuite en location, moyennant le paiement de loyers mensuels, dont le montant est fixé par le contrat de crédit-bail. L’assurance, l’entretien et l’assistance sont parfois pris en charge par le loueur.

Soyez vigilant aux clauses de votre offre de leasing. Elle prévoit souvent des limites, notamment pour le nombre de kilomètres qui peuvent être parcourus. Vous devez vous assurer que ces conditions sont en adéquation avec vos besoins.

Au terme de la période de location, vous disposez de deux options.

  • Acquérir le véhicule, en levant l’option d’achat stipulée dans le contrat.
  • Rendre le bien à la société de leasing, en concluant éventuellement un nouveau crédit-bail pour un autre véhicule.

Attention : Ne confondez pas le leasing (ou LOA) avec la location longue durée (LLD). Cette autre solution ne vous permet pas d’acquérir le bien utilisé au terme de la période de location.

Conséquences du leasing pour un véhicule de tourisme

Le leasing a un impact moindre sur la trésorerie de votre entreprise au départ. Anticipez tout de même le règlement du premier loyer fixé par votre contrat, ce premier loyer est fréquemment majoré. En revanche, si vous achetez finalement le véhicule, son coût global est souvent plus élevé que dans le cadre d’un investissement classique assorti d’un prêt. 

Bon à savoir : N’oubliez pas de prendre en compte les frais liés au changement de propriétaire lors de la levée d’option, qui implique la création d’un nouveau certificat d’immatriculation (carte grise). 

Vous ne devez pas inscrire un véhicule en leasing à votre bilan ni établir de plan d’amortissement, puisque vous n’en êtes pas propriétaire. Il vous suffit d’enregistrer les loyers en charges d’exploitation (compte 6122 – Crédit-bail mobilier). Si vous acquérez le véhicule au terme du contrat, vous devez l’immobiliser pour la valeur de l’option d’achat

Récap : achat vs leasing pour un véhicule de tourisme

Pour vous aider à faire votre choix, nous avons résumé les principaux avantages et inconvénients de ces deux solutions ci-dessous.

Solution de financementAvantagesInconvénients
Achat avec empruntSolution la plus économique.
Pas de frais de financement (si achat comptant).
Majore l’actif immobilisé.
Impact sur la trésorerie et/ou sur le taux d’endettement.
Vous supportez les risques liés à l’usure du véhicule.
LeasingAucun apport initial.
Vous êtes libre d’acquérir le bien au terme de la location.
Les frais d’entretien sont parfois à la charge du loueur.
Le dépôt de garantie peut être significatif.
Vous n’êtes pas propriétaire du véhicule avant la levée de l’option.
Le coût global est souvent plus élevé par rapport à l’achat à crédit.

Leasing ou achat d’un véhicule de tourisme : particularités fiscales

L’administration fiscale n’encourage pas l’utilisation de véhicules de tourisme par les entreprises. Nous entrons dans le détail dans notre article sur la fiscalité du véhicule de tourisme de société.

Ainsi, vous devez avoir connaissance de deux règles, qui s’appliquent en cas d’achat comme de location.

  • La TVA qui porte sur le prix du véhicule ou sur ses loyers n’est pas déductible. Depuis avril 2025, vous pouvez néanmoins récupérer la TVA payée sur un véhicule de fonction, à condition que le salarié qui en bénéficie verse une contrepartie financière. Elle peut prendre la forme d’un prélèvement sur salaire, par exemple.
  • La déductibilité des amortissements sur les véhicules de tourisme est plafonnée. La valeur maximale pouvant être amortie fiscalement est comprise entre 9 900 € et 30 000 €, selon le taux d’émissions de CO₂. Le même principe s’applique aux loyers, en cas de LOA ou de LLD.

Si vous optez pour un véhicule utilitaire, vous pouvez déduire vos dotations aux amortissements en totalité. Vous pouvez aussi récupérer la TVA acquittée sur le prix d’achat ou sur les loyers.

Achat ou leasing, facilitez-vous la gestion avec macompta.fr !

Quel que soit votre choix, achat comptant, financement par emprunt ou leasing, la clé reste de bien mesurer l’impact sur votre trésorerie, votre bilan et votre fiscalité.
Pour simplifier cette gestion parfois complexe, les logiciels macompta.fr vous accompagnent au quotidien : enregistrement des immobilisations, suivi des amortissements, comptabilisation automatique des loyers, récupération de TVA lorsque c’est possible… tout est pensé pour vous faire gagner du temps et sécuriser votre comptabilité.

En quelques clics, vous disposez d’une vision claire des conséquences financières de chaque option et pouvez piloter votre entreprise avec sérénité.