De nombreux dirigeants se concentrent sur le développement de leur activité, en négligeant parfois la gestion des finances de leur entreprise. Or, un suivi insuffisant de votre trésorerie peut créer des risques, et même vous entraîner jusqu’à la cessation des paiements.
Mais alors, comment bien gérer sa trésorerie d’entreprise ? On vous guide au travers de 8 conseils pratiques et simples à appliquer.
À retenir
- Une activité rentable n’est pas forcément synonyme d’une bonne santé financière.
- Une phase de croissance s’accompagne d’un renforcement du BFR (besoin en fonds de roulement), qui crée de nouveaux besoins de liquidités.
- Des difficultés de trésorerie peuvent détériorer votre image auprès des fournisseurs, des banques, et même des clients.
- Vous risquez aussi la facturation de pénalités et d’intérêts de retard, et parfois la cessation des paiements.
- En anticipant l’évolution des liquidités disponibles, le plan de trésorerie constitue un outil incontournable.
- Bien gérer sa trésorerie d’entreprise implique de suivre d’autres principes : maîtriser sa structure de coûts, optimiser la gestion des stocks, relancer les clients en retard de paiement, etc.
Pourquoi une bonne gestion de sa trésorerie d’entreprise est-elle essentielle ?
Pour pouvoir fonctionner de manière optimale, une entreprise doit disposer de liquidités en permanence. Beaucoup pensent qu’il suffit d’atteindre le seuil de rentabilité pour établir une activité pérenne. Or, c’est un peu plus compliqué que cela !
L’évolution de la trésorerie n’est pas toujours corrélée à l’activité
Vous devez tenir compte du besoin en fonds de roulement (BFR), qui correspond au capital immobilisé en raison du crédit client, des stocks, déduction faite de votre crédit fournisseur. Plus votre stock, plus vos délais de paiement clients sont importants, plus vous avez besoin de trésorerie pour les financer. Inversement si vos fournisseurs vous font crédit, cela soulage vos besoins de trésorerie.
Le BFR peut peser lourd sur vos finances professionnelles, notamment en période de forte croissance. Le montant des créances client augmente avec votre chiffre d’affaires, vous devez constituer des stocks supérieurs, alors que vous ne percevrez le fruit des ventes liées que dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Par ailleurs, certains mois impliquent des besoins de trésorerie, plus élevés que d’autres. Il faut tenir compte de la saisonnalité : par exemple les chocolatiers produisent et constituent leur stock à l’automne mais encaissent principalement lors des fêtes de fin d’année et à Pâques.
Une mauvaise gestion de la trésorerie peut avoir de lourdes conséquences
Ces différents facteurs peuvent conduire à des difficultés de trésorerie si vos réserves ne sont pas assez solides. En l’absence de liquidités suffisantes, vous ne pouvez pas régler vos fournisseurs, vos impôts ou vos cotisations sociales à temps. Vous risquez alors la cessation des paiements, qui menace la continuité d’exploitation de votre entreprise.
Avant d’atteindre cet extrême, les conséquences d’une trésorerie insuffisante peuvent être nombreuses.
- Baisse de crédibilité auprès des fournisseurs.
- Détérioration de l’image auprès des banques.
- Perte de confiance des clients si vos difficultés de trésorerie vous empêchent de tenir les engagements pris.
- Impact négatif sur la croissance, faute de pouvoir effectuer les investissements nécessaires.
- Paiement de majorations, pénalités et intérêts de retard, qui créent un cercle vicieux.
Quelles sont les bonnes pratiques pour gérer sa trésorerie d’entreprise ?
Une bonne gestion de la trésorerie d’entreprise constitue donc un enjeu majeur. Certaines habitudes peuvent vous permettre de gagner en efficacité dans le contrôle de vos finances professionnelles.
Conseil n° 1 : Tenir à jour un plan de trésorerie
Anticipation, c’est le maître mot. Un plan de trésorerie est souvent exigé par les banques dans le cadre d’une demande de prêt professionnel, notamment en début d’activité.
Vous avez tout intérêt à le maintenir à jour pour anticiper vos besoins de trésorerie. Le cas échéant, vous pourrez ainsi souscrire à des crédits à court terme ou négocier des délais de paiement auprès de vos créanciers par exemple. Mieux vaut prévoir que de se retrouver dans l’urgence !
Bon à savoir : Le plan de trésorerie est un tableau qui répertorie vos entrées et sorties d’argent mois par mois. Il permet ainsi de suivre l’évolution prévisionnelle de votre trésorerie disponible.
Conseil n° 2 : Contrôler vos dépenses
C’est la base d’une bonne gestion d’entreprise. Des dépenses non maîtrisées peuvent impacter votre rentabilité et mettre en difficulté votre trésorerie. Évitez donc les charges superflues, notamment si vous ne bénéficiez pas de solides réserves financières !
Conseil n° 3 : Suivre régulièrement le paiement de vos factures clients
Vous venez d’émettre une facture à un de vos clients ? Le revenu de la vente ne se traduira dans votre trésorerie qu’au moment de son règlement. Vous avez donc tout intérêt à vous assurer du respect du délai de paiement fixé pour maximiser vos liquidités disponibles. Les relances clients doivent être faites au moins chaque mois, voire plus fréquemment pour les clients difficiles. C’est un exercice indispensable. En cas de retard, ne tardez pas à relancer votre client.
Conseil n° 4 : Optimiser la gestion de vos stocks
Le surstockage est l’ennemi du chef d’entreprise. Il représente des ressources dormantes, et peut même conduire à des pertes financières quand les achats superflus se transforment en invendus, faute de demande suffisante. Pour limiter votre BFR et alléger son poids sur votre trésorerie, évitez de passer des commandes trop importantes.
Conseil n° 5 : Assouplir votre structure de coût
Des coûts fixes élevés augmentent le seuil de rentabilité de votre entreprise. Ainsi, une baisse d’activité imprévue peut mettre en danger votre trésorerie. Si vous le pouvez, tentez de réduire vos charges fixes, quitte à majorer vos charges variables.
Par exemple, il peut être plus pertinent de recruter en CDD ou en intérim pour faire face à un surplus de commandes, tant que vous n’avez pas une assurance suffisante que ce niveau d’activité devrait se pérenniser.
Conseil n° 6 : Anticiper vos échéances fiscales et sociales
Vos impôts professionnels (IS, TVA, CFE, etc.) ne sont pas toujours mensualisés. Selon votre statut juridique, le paiement de vos cotisations sociales peut aussi être trimestrialisé. Or, ces postes de dépenses représentent souvent des sorties d’argent importantes. Une bonne anticipation est essentielle, pour éviter de vous retrouver pris au dépourvu.
Conseil n° 7 : Conserver un matelas de sécurité
Tout bon gestionnaire d’entreprise doit maintenir des réserves pour anticiper les imprévus. En pratique, il faut déterminer la somme qui vous permettra de faire face à des dépenses urgentes. Ensuite, vous devez tenter de la conserver en toute circonstance. Lors de la crise du Covid, ce sont les entreprises qui disposaient des réserves pour tenir quelques semaines qui ont été le plus épargnées.
Pour y parvenir, vous pouvez par exemple différer vos investissements, ou recourir à l’emprunt bancaire lorsque c’est possible.
Conseil n° 8 : Maintenir de bonnes relations avec vos fournisseurs
Voici un petit conseil bonus… Malgré toute votre bonne volonté, des imprévus peuvent parfois mettre en danger votre trésorerie. Si vous entretenez de bonnes relations avec vos créanciers, vous serez alors en meilleure position pour négocier des facilités de paiement. Bien sûr, cette possibilité reste à la libre appréciation de vos partenaires commerciaux !
Lire notre article Comptabilité fournisseurs : gérer, suivre et payer ses factures simplement.
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- La génération automatique des écritures de vente et d’achat, pour une comptabilité toujours à jour.
- La récupération automatique et l’enregistrement quotidiens des opérations bancaires grâce à la synchronisation bancaire.
- Le suivi des règlements clients, pour permettre des relances rapides en cas de retard.
- La possibilité d’émettre un échéancier fournisseurs, afin d’anticiper vos prochains décaissements.






