Les contrats aidés permettent au secteur non-marchand de recruter des salariés en bénéficiant d’aides publiques. Ce soutien financier est bien souvent indispensable pour les associations, qui doivent composer avec des budgets de fonctionnement serrés.
L’adoption du budget de l’État pour 2025 a confirmé la forte réduction du nombre de postes pris en charge. Nous vous présentons tout ce que vous devez savoir sur cette mesure, qui donne des sueurs froides au monde associatif.
Qu’est-ce qu’un contrat aidé ?
Un contrat aidé est un contrat de travail, pour lequel l’employeur reçoit une aide publique. L’État et les collectivités utilisent ce mécanisme pour tenter de favoriser l’emploi de personnes qui rencontrent des difficultés sur le marché du travail. Ils ciblent ainsi des bénéficiaires du RSA, des jeunes, des seniors ou des personnes en situation de handicap, par exemple.
Le soutien proposé peut prendre plusieurs formes : subvention à l’embauche, exonération de cotisations sociales, financement de formations, etc. L’octroi de ces avantages est parfois conditionné, à la mise en place de formations ou d’autres actions.
Ces aides sont souvent indispensables pour le recrutement dans le milieu associatif, qui en est le principal bénéficiaire.
Quelles sont les différentes formes de contrats aidés en 2025 ?
Il existe plusieurs formes de contrats aidés, qui disposent chacune de leurs propres conditions de durée et d’éligibilité. En tant que dirigeant d’association, vous pouvez principalement bénéficier du contrat unique d’insertion — contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE).
Pour obtenir plus d’informations concernant la mise en place de ce dispositif, rapprochez-vous des organismes prescripteurs. Ils diffèrent selon le profil de la personne que vous souhaitez recruter :
- France Travail pour les demandeurs d’emploi ;
- Les missions locales pour les jeunes de moins de 26 ans ;
- Cap emploi pour les salariés en situation de handicap ;
- Le conseil départemental pour les bénéficiaires du RSA.
En pratique, l’établissement d’un CUI-CAE nécessite la mise en place d’un parcours emploi compétences (PEC). Ce dispositif a pour but d’impliquer le prescripteur dans le parcours du salarié au sein de votre structure, à travers des entretiens et un suivi régulier.
Les autres dispositifs auxquels les associations pouvaient faire appel (emplois francs et contrats adultes-relais) ne sont pas renouvelés en 2025.
Contrats aidés : la réduction s’accentue en 2025 !
Par nature, les contrats aidés impliquent la participation financière des pouvoirs publics. La possibilité d’en bénéficier dépend donc de la volonté de l’État. Ces dispositifs avaient d’ailleurs été largement employés dans le cadre du plan de relance post-COVID.
Mais désormais, la tendance s’inverse. Afin de trouver des sources d’économies pour équilibrer son budget 2025, le gouvernement Bayrou a notamment choisi de cibler les contrats aidés. Le texte, adopté le 6 février grâce à l’utilisation de l’article 49.3 de la constitution, prévoit une réduction drastique du nombre de contrats financés.
Ainsi, en 2025, entre 30 000 et 35 000 salariés pourront être couverts, nouvelles embauches et renouvellements cumulés. C’est en deçà des 50 000 contrats annoncés dans la première version du budget, présentée en décembre par Michel Barnier. Surtout, on est bien loin des chiffres des années précédentes. À titre de comparaison, le budget voté en 2012 incluait le financement de 440 000 CUI-CAE.
Le nombre de postes couverts a donc été divisé par plus de 10 en l’espace de 13 ans. Cette tendance résulte de la reprise du marché du travail et de la nécessité pour l’État de faire des économies.
Le ministère n’a pas encore défini officiellement les modalités d’attribution des contrats aidés pour l’année 2025. Il précise par ailleurs que leur durée devrait être raccourcie, sans plus de détails à ce jour.
Coupe sur les contrats aidés : quelles conséquences pour les associations ?
La baisse du nombre de contrats aidés constitue donc une tendance amorcée depuis plusieurs années. Toutefois, le choc est majeur en 2025, notamment pour le secteur non-marchand.
Ces dispositifs réduisent considérablement le coût du travail pour les associations, qui bien souvent ne peuvent pas se permettre de recruter sans eux. Déjà fragilisées par la COVID-19 et par l’inflation, ces structures peinent à maintenir des budgets à l’équilibre. Elles doivent aussi composer avec une baisse des subventions accordées par l’État et par les collectivités.
Selon Mickaël Huet, délégué général du Mouvement associatif, les 1,4 million d’associations françaises emploient aujourd’hui 1,8 million de personnes. On peut craindre que le contexte actuel entraîne un non-renouvellement massif de ces contrats de travail. Si elles souhaitent maintenir un niveau de service équivalent, les associations devront alors accentuer le poids qu’elles font peser sur les épaules de leurs bénévoles.
Parmi les fonctions les plus touchées, les postes administratifs pourraient se retrouver en première ligne. Si vous ne pouvez pas conserver votre salarié, vous devrez vous doter d’outils technologiques peu coûteux et simples d’utilisation.
Simples d’utilisation, en ligne, multi-utilisateurs, les logiciels de macompta.fr conviennent particulièrement à la gestion des associations. De nombreuses associations et de grandes fédérations (UNASS, ASPTT…) l’ont adopté pour leurs membres.






