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Comment réaliser un business-plan efficace et utile ?

business plan efficace !

Comment réaliser un business-plan efficace et utile ? 

Le business plan (BP) est une des grandes étapes de la création d’entreprise. Vous devez en quelques pages être capable d’expliquer toute votre future entreprise. C’est donc un exercice de synthèse difficile mais indispensable pour vous comme pour vos partenaires commerciaux et financiers. 

Les qualités d’un bon business plan 

L’esprit de synthèse n’est pas une qualité innée et ce n’est pas la seule qualité requise pour faire un bon business plan. Dès la première page, votre spécificité, votre esprit et votre dynamisme doivent transparaître. 

Vous devez donner envie au lecteur de poursuivre sa lecture et l’embarquer dans votre aventure, car la création d’entreprise est une véritable et belle aventure. 

La rédaction doit être claire et précise. Vous évitez le jargon ou le vocabulaire technique. Un enfant de 10 ans ou une grand-mère doit comprendre ce que vous faites en le lisant. Simple mais pas simpliste, vous y détaillez les éléments importants. 

Astuce : fournir la source des données annoncées est important. De préférence, vos sources doivent être vérifiables et certaines : INSEE, données marché, Forrester, Gartner, etc. 

Répondre aux bonnes questions

Comme dans tout contenu, vous répondez aux questions fondamentales : qui ? quoi ? pourquoi ? comment ? combien ? quand ? où ?   

  • Qui êtes-vous ? Qui sont les fondateurs de l’entreprise ? 
  • Quelle est votre offre de produit ou de service ? 
  • A qui est-elle destinée (votre cible, vos personas) ? 
  • Pourquoi cette offre ? Quel problème résout votre produit ou votre service ? A quel besoin répond-il ? Est-il le seul ? Quelles sont vos spécificités et ses points de différenciation par rapport à vos concurrents ? 
  • Où et comment vendez-vous vos produits ou services ? Où et comment vous faites-vous connaître ? Avez-vous déjà testé le marché ?
  • Combien ça coûte ? Pourquoi ce prix ? Quelle est votre marge ? Quel est votre seuil de rentabilité ? 
  • Quand le produit / service sera-t-il disponible ? 

Astuce : des outils s’avèrent utiles pour déterminer une stratégie de création d’entreprise : une matrice SWOT expose les forces et faiblesses, menaces et opportunités sur marché ; se fixer des objectifs SMART (spécifiques, mesurables, accessibles, réalistes et temporels) ; adopter la méthode des OKR (objective et key results) pour embarquer toute l’entreprise derrière des objectifs communs. Une vision claire et partagée permet d’aller plus loin.  

Les éléments indispensables d’un business plan 

Le plan type d’un business plan est désormais bien établi. Alors, autant le suivre plutôt que de chercher l’originalité à tout prix ! 

  1.  Un executive summary (un résumé en une ou deux pages des éléments clés de votre projet. Certains investisseurs s’arrêtent là !). La vision et les valeurs de votre entreprise sont prédominantes.
  2. Un sommaire
  3. Quelques pages sur votre équipe, votre projet et votre structure (pour répondre aux éléments 
  4. La partie financière détaillée ci-dessous
  5. Les documents annexes éventuels

Les aspects financiers et comptables du business plan

Un prévisionnel ambitieux et réaliste est la première chose que votre banquier, vos investisseurs, voire vos partenaires industriels, regardent. Mais vous devez avant tout le réaliser pour vous car c’est un outil indispensable pour votre future gestion d’entreprise. 

Vous devez vous projeter sur les trois premières années d’existence de votre entreprise, dans tous les aspects financiers : 

  • les investissements concernent les immobilisations corporelles (machines, bureaux, aménagement, véhicules, etc.), les immobilisations incorporelles (marque, brevets, logiciels, fonds de commerce) et les frais d’établissement (honoraires d’avocat, frais de première publicité comme la création d’un site internet, etc.). Ces sommes peuvent être amorties sur des durées diverses. 
  • les financements concernent les apports des différents associés en fonds propres (en numéraire ou en nature) ou en compte-courant d’associé, mais également les subventions ou les emprunts. 
  • le chiffre d’affaires doit être réaliste dès son démarrage et en phase de croissance sur les premières années. 
  • les charges comprennent les salaires et charges sociales, les charges fixes (électricité, téléphonie, entretien des locaux, banques, assurances, etc.) et les charges variables (dont l’augmentation est corrélée à la croissance du chiffre d’affaires). 
  • le résultat permet de mettre en évidence plusieurs notions comptables comme la marge brute, la valeur ajoutée et l’excédent brut d’exploitation. Profitez-en pour ajouter un rapide calcul du point mort ou seuil de rentabilité, ainsi que de votre capacité d’autofinancement. 
  • la trésorerie permet de bien gérer les délais de paiement de vos clients (la différence entre les factures émises et celles payées) et celles de vos fournisseurs, y compris institutionnels (paiement des cotisations URSSAF, de la TVA, des impôts). C’est un point crucial ! 

Un business plan pour démarrer, c’est bien mais l’utiliser ensuite au quotidien en le transformant en tableau de bord, c’est encore mieux. N’attendez pas le bilan annuel de votre expert comptable pour vous rendre compte que vous êtes loin du chiffre d’affaires envisagé. Avec des logiciels simples de comptabilité et de gestion, vous pouvez générer des tableaux de bord chaque semaine ou chaque mois. Plus vous rectifiez rapidement une situation, plus vous cherchez à comprendre les raisons du décalage, plus vous avez de chances de réussir. 

La digitalisation offre aussi des outils de visualisation très puissants. Vous remarquez tout de suite un écart ou un fait anormal. Tout entrepreneur débordé apprécie les solutions gain de temps !

 

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